Compte-rendu

L’Unique Jeu qui comptait

Nuggetz

  La semaine dernière, je me suis envolé pour Minneapolis (plus précisément : Roseville) pour participer au dernier tournoi (officiel) de A Game Of Thrones, le jeu de cartes 2ème édition. C’était pour moi l’occasion de prendre part au grand final d’un jeu auquel je joue depuis bientôt 10 ans, et cela aux frais de l’organisateur (FFG/Asmodee). Petit récit d’un périple.  

Le lieu et l’événement

Je m’étais déjà rendu au Fantasy Flight Games Center en novembre pour le Championnat du monde de Legend Of The Five Rings (L5R). Je ne vais pas mentir : il y a plus agréable comme coin pour le tourisme. Très isolé, loin de la ville (comptez quand même bien 30 dollars de Uber, le double en taxi depuis l’aéroport), on a connu des endroits plus vivants, d’autant plus qu’en février, la région est particulièrement froide (on est plusieurs fois passés sous les 0 degré Farhenheit). La petite laine était donc plus que de rigueur.

Le FFG Center est en soi assez agréable, possède sa propre cafétéria, depuis laquelle on peut regarder le match live sur la table numéro 1. Cette dernière est d’ailleurs entourée de gradins . L’organisation est assez propre (malgré quelques petits cafouillages, comme l’impossibilité de vérifier la veille qu’ils aient reçu la bonne decklist) et FFG fait en général l’effort, dans ces championnats mondiaux, d’offrir des lots intéressants ne serait-ce que de participations. Cette année, chaque joueur recevait à chaque match un booster composé de 3 cartes avec une illustration alternative. Comme pour un CCG classique, ces cartes avaient une certaine rareté, ce qui offrait la possibilité d’échanger avec les autres joueurs entre les rounds. Les chanceux qui obtenaient la carte du seul vrai roi de Westeros, l’unique prétendant au trône, le fameux Hot Pie, repartaient en plus avec des lots supplémentaires (un playmat unique). Des prix sympathiques, mais hormis relancer la hype pour le jeu de cartes à collectionner, je trouve que FFG aurait pu faire un poil plus pour le baroud d’honneur de son plus vieux jeu du genre. En comparaison, L5R proposait des playmats, des tokens de jeu alternatifs, des boîtes de jeu…

Le tournoi

Environ 200 joueurs étaient présents pour le tournoi. Les qualifications avaient lieu le vendredi ou le samedi, laissant l’opportunité de participer aux side-events organisés en parallèle du tournoi principal.

Arrivé le jeudi, j’ai préféré me laisser un jour de repos afin de m’habituer au décalage horaire, j’ai donc profité du vendredi pour faire la mêlée, un format de jeu à 4 chacun pour soi auquel j’étais plutôt bon il y a quelques années. Mais depuis le changement de jeu en 2015, je n’avais pas joué une seule partie de mêlée. J’avais donc demandé à des amis joueurs français de me passer un deck (bisous à eux), que j’ai monté avec des cartes empruntées le matin même. Ce fut donc une bonne surprise de non seulement me qualifier pour les phases finales du dimanche, mais de même finir assez bien classé (14ème).

Le lendemain, j’ai joué le tournoi de joute (1v1). Il fallait faire au minimum 4 victoires pour se qualifier pour les phases finales et le tableau éliminatoire. Après un bye, 2 premiers tours rondement menés et malgré une petite frayeur suite à deux défaites, je me retrouve en top à 4-2, avec une 19ème place correcte. Je suis d’ailleurs un des 8 meilleurs joueurs de la faction Lannister, je remporte donc quelques lots supplémentaires.

Le dimanche commence par la phase finale de joute. Je devais affronter un deck contre lequel j’ai plutôt une situation favorable, mais une disqualification provoque un changement dans les pairings. Je suis donc décalé face à un de mes pires matchs up. Malgré toute ma bonne volonté, je ne réussis pas à renverser le mauvais départ que je fais, accentué par le deck de mon adversaire, vraiment difficile à contrôler. Une défaite frustrante, mais ce sont les aléas des jeux de cartes. J’ai pu me consoler en participant aux tops de mêlée, où je me qualifie pour la demi-finale et où nous subissons le courroux du futur champion du monde qui remporte la table alors que nous l’affrontons en 2v1.

Si le jeu prend donc officiellement fin avec cet événement, j’ai le sentiment que la communauté internationale (et proche de chez nous : la communauté française) est capable de faire vivre le jeu encore plusieurs années. L’envie est là, le jeu possède de nombreuses qualités et s’arrêtent dans une situation d’équilibre assez agréable entre les différentes maisons. Si l’occasion se présente, passez aussi voir le FFG Center, qui vaut quand même le détour pour tout inconditionnel du jeu.

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